Rue Sully: L’étoile des pèlerins !

Etre seul la nuit !
 
Rue Sully, la nuit, un soir de printemps où les toutes premières douceurs  tant désirées se laissent sentir pour la première fois … après les froideurs passées… et égayer nos cœurs.
 

Peu fréquentée, sans commerces ni vitrines, ni coiffeurs pour dames ou fast-foods exotiques ni officine bancaire dans Châtellerault; à deux exceptions près !  Une enseigne pour vous permettre d’avoir, et la ligne et la forme, puis, depuis juin 2017,  l’hôtellerie qui abritait les pèlerins a (re)ouvert ses portes … Comme une renaissance commerciale après que le photographe – entre autres – ait fermé ses portes par le passé.

Les gens la traversent rapidement – le nez dans le guidon sans regarder autour d’eux l’héritage auquel a tant contribué l’intendant du Roy  – comme un trait de liaison entre deux quartiers de la ville; la rue Sully !

Il ne reste – pour ainsi dire – que la rue proprement dite, l’église et le palais de l’intendant du roy !

Une rue que j’aime bien emprunter surtout la nuit, dans la plus grande solitude qui est la sienne.

Et ce soir-là, au-dessus de ma tête, comme pour guider les pèlerins égarés ou bien les noctambules, l’étoile bien alignée sur l’axe de la rue et la façade de l’église… 

Donc un chemin – celui de St Jacques – qui compte dans la vie châtelleraudaise.

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un dimanche à l’ombre …

Un dimanche paisible – ils sont toujours ainsi à Châtell’ – mais quelque peu perturbé !

La chaleur qui s’annonçait sérieuse en ce dimanche,  m’a conduit à l’ombre des arbres près d’un des bras de la Vienne, à côté de l’île Cognet, l’une des îles de la cité de Châtellerault…Eh bien oui, il y en a …

Le cadre me paraissait apaisant pour poursuivre la lecture d’un Modiano, à la plume cadencée et parfois un peu ténébreuse parce que les phrases semblent en permanence, nous préparer à lire  quelque chose qui se dessine de plus mystérieux.

Un moment approprié en ce lieu puisque déserté par pêcheurs et randonneurs pris, à préparer la journée familiale et festoyer leurs mamans chéries, et combien c’est louable ! Point concerné par la festivité, bien qu’elle soit sublime, parce que ce sont elles, qui sont la ressource éternelle de la vie en la donnant avec chaque naissance…

Les premiers à me perturber ce furent les canards, trois mâles en rut poursuivant une belle canette, en tentant de lui mordiller le cou – oh les coquins – comme une danse nuptiale mais c’était trois garçons qui se disputaient à l’avance un couffin ou nid, si affinités éprouvés…Mais quel barouf avant l’heure…De quoi vous réveiller – malgré la chaleur – des instincts sensuels…et vous distraire des belles œuvres littéraires…

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Une photo perturbée !

Perturbation photographique …

Allô, mais où es-tu ?  

Les tourelles du pont Henri IV dans la Vienne – Cliquer pour agrandir

Encore une de plus – photo – qui a failli ne pas se laisser cueillir dans la carte mémoire.

Une photo que j’aime bien, mais comme il arrive bien souvent ma préférence ne sera pas celle des autres, confirmant ainsi l’adage portant sur les goûts et les couleurs…

D’abord, un coup de klaxon a dérangé ma quiétude photographique ! Pourquoi vous klaxonnez lorsque je prends des photos en bordure d’une voie de circulation ? Et cela arrive très fréquemment…Pourquoi ?

Comme si j’étais une fille des rues que l’embarquerait facilement ! Une sorte d’harcelement photographique !

J’avais mon cadrage dans ma tête et presque dans l’objectif lorsque les coups de klaxon retentissaient derrière mes oreilles troublant ainsi ma complicité avec le sujet : les reflets du pont Henri IV dans la boîte à clichés !

Il a fallu renoncer puisque le portable retentissait – à suivre – dans ma poche arrière comme un nouvel avertissement, tu ne photographieras point, selon la volonté d’autrui !

Mais qui m’appelle ? Mais c’est Pénélope, qui me sollicite, et je dois cesser la prise de vues …

Exigence féminine insupportable et dérangeante !

Et toutes affaires photographiques cessantes…

Exit cadrage, out photo mais je mémorise l’endroit avec l’espoir que les ombres et lumières demeureront identiques parce que je ne veux pas la rater, la photo bien sûr. Un effort de mémoire à fournir pour ne rater la photo, parce que je dois la prendre ; c’est primordial.

Les exigences de Pénélope rapidement satisfaites, je deviens libre à nouveau de mes clics.

Enfin, la voilà dans la boîte, et pour une fois, l’effet correspondait à ce que je voulais voir …

Il fallait savoir attendre …

Plus que des souvenirs

Au théâtre Blossac, avec la musique !

Puisque c’est beau le Théâtre Blossac, je me laisse bercer par des souvenirs anciens… d’autant qu’ils sont agréables …

Au Théâtre Blossac, c’était, il y a un an, la cinquième visite mais celle-ci en musique !

Lors de la dernière visite, c’était la quatrième, j’étais plus qu’en retard mais là, j’étais en avance, et bien avance puisque j’étais le premier arrivé pour prendre mon ticket à tarif réduit !

Et la dame des Arts et de l’Histoire du Pays Châtelleraudais me fit la bise de bienvenue.

Mais ce n’est point pour elle que je suis venu mais en raison de la déambulation en musique accompagnant la visite du Théâtre Blossac. Une autre approche patrimoniale qui s’est avéré une belle réussite.  La routine des visites n’était pas en moi, même si je commence à mémoriser certains passages des propos de la guide-conférencière attitrée mais comme son parcours change la ritournelle à chaque visite, une nouveauté est toujours là … je dois lui prêter une attention plus que bienveillante.

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Châtell': La St Valentin au Moyen-Âge ?

Je me suis posé la question : serait-il un macho celui-là ?

Oui, je parle d’Araldus, dont ses relations avec les dames mérite que l’on s’attarde, parce que des fois, pendant les ripailles – tout en buvant avec excès et en rotant sans retenue –  dans son Castrum châtelleraudais, il avait de ses pulsions – souvent revenues –  mais son cœur de «Roméo»  version ancienne de la St Valentin – du Haut-moyen Âge à Châtellerault mérite que l’on s’attarde pour cinq minutes de bonheur littéraire !

La vie amoureuse d’Araldus m’a passionné …moi qui n’aime pas du tout les romances et les récits à l’eau de rose, même le jour de la St Valentin !

Araldus aimant tendre et réfléchi ou cosaque dévastateur de cœurs ?

Autour de St Romain à Châtellerault – Lumières du matin …

Au départ il ne manque pas de nous montrer son côté amoureux ! qui plairait tant à ces dames de Châtellerault ! et des environs aussi, en Pays châtelleraudais.

Accrochez vos cœurs …

Il aime cette nuit douce, si douce, aussi douce que les cuisses de sa Gersinde. Allongé sur le dos, il contemple le ciel, et au milieu de cette constellation  d’étoile, il imagine le visage de sa Jeune femme. Une pensée terrible et furtive interrompt sa rêverie. L’inquiétude a brutalement assailli son esprit.

Comme dirait l’autre, l’amour dans les étoiles comme s’il approchait les étoiles du firmament du septième ciel au-dessus de la Vienne ! Cela promet pour les prochains épisodes …

Mais Gersinde tombe dans les bras d’un Araldus personnage truculent… Un Araldus qui ne manque jamais de cran pour dégainer son épée du fourreau, et prend Gersinde comme s’il était en guerre… et finalement  la plume de David Pascaud, peint – avec des mots –  un Araldus sensuel ! et le texte est prenant …

La souffrance se mue en plaisir ; les vagissements saccadés deviennent des cris prolongés. Dans un tonnerre de froissements de paille, de soupirs rauques, d’éclats de voix, Araldus inonde le ventre. Il se redresse sur ses avant-bras. Sous lui, les cris exaltés de Gersinde sont redevenus des petits gémissements plaintifs et étouffés.

Une musique littéraire est à savourer entre, et parmi les mots de cet Araldus jouisseur ! Une poésie amoureuse qui ne peut que sublimer …

Mais finalement cet Araldus n’est qu’un homme ordinaire, bien qu’il soit le maître de ce Châtellerault, un temps où ni les hommes ni encore moins les femmes accédaient aux urnes,  à peine sorti des terres du Poitou, en bordure de Vienne …qui a droit de vie et de mort sur ces hommes et femmes autour de son Castrum …

Et là, ma lecture, page 162, je retrouve une des plus belles phrases de son opus Araldus

Un Araldus, soucieux du rôle des femmes et de leurs souffrances, parle merveilleusement bien de la maternité des femmes, dans un langage cru mais tellement beau et vrai …

Araldus a pris place entre ses deux compagnons. Seul le feu parle, et chacun se laisse bercer par son chant mystérieux. Le chef du castrum ne détache pas son regard du ventre arrondi de sa femme. Quel monde étrange se cache donc là, sous cette chair déformé et odorante. Est-ce force divine ou bien diabolique que faire enfler un corps de femelle, même le plus frêle, d’y faire surgir un être sanguinolent, parfois mou et sans vie. Parfois  hurlant à en déchirer le ciel ? Et ce corps suant qui fut l’objet d’amour, éreinté et pris de tremblements, qui se fige soudain dans la posture hideuse de la mort… Araldus a déjà vu cela, chez des paysannes dont les hurlements lui ont semblé être ceux de damnées. Il songe avec angoisse que la nuit du dehors habite aussi ces entrailles maudites.

Araldus, voit les ans et les lustres de la vie passer et après ses attitudes parfois brutales pour ne pas dires bestiales il  s’assagit au fil de la vie pour arriver à dominer ses pulsions amoureuses ! 

Mais le maître du castrum ne se contente pas du simple choix d’une journée ultérieure à celle de la messe ; pendant les jours qui précèdent le rendez vous, il s’efforce de montrer une attitude pieuse au Ciel ainsi qu’à son entourage : il ne s’enivre plus de vin, ne culbute pas la première servante venue qui l’émoustille, contient ses furies colériques, prie tant que ses mains jointes le permettent… Il réprime ses pulsions les plus enfouies, ses désirs les plus prompts.

Une leçon de vie ? Ou reflet de la vie …

La méthode du samedi matin !

Certains sont allés ce samedi matin, comme bien souvent le samedi, au ravitaillement en fruits et légumes de saison au Marché des Halles ou bien rive gauche, à Chateauneuf, mais je n’ai fait ni l’un ni l’autre …

Parti faire un peu de philosophie, pour contrarier mon « déterminisme » habituel … 

La méthode PHILOSOPHIQUE du samedi matin !

Une approche comme une autre, pour découvrir sa maison…La maison du philosophe…Un Châtelleraudais parmi d’autres, mais celui-ci, fit plus que la lumière des pensées…

Il m’avait contrarié face aux efforts à accomplir pour découvrir sa philosophie et ses principes de la méthode, qui firent le bonheur de la reine du pays des vikings ; et j’ai fini par connaître sa maison, la Maison Descartes à Châtellerault, bien qu’il ne soit guère châtelleraudais, seulement de passage éclair pour marquer l’histoire de la cité des bords de la Vienne !

C’est grâce à mon « passeport » d’Ambassadeur, de l’Office de Tourisme, que je découvris son Home, où sa Mamie le recueilli, une condition qui ouvre des « avantages » comme ceux qui disposent du passeport de couleur rouge, la plupart du temps…et des avantages fiscaux dans les boutiques « free tax »

Oui, le samedi matin, avec les « ambassadeurs » guère nombreux, les autres ont dû rester au lit pour la plupart devant ce froid nordique, pour une découverte tant attendue – pour moi –  de l’Arthothèque ou Maison Descartes !

Belle bâtisse, belle restauration architecturale …

Où bientôt, on pourra sélectionner par « emprunts » des œuvres d’art (et plastiques) comme on réserve un ouvrage dans sa médiathèque préférée via les réseaux du Web ; un projet magnifique ! pour un monument superbe du patrimoine local enrichi des œuvres plastiques de son école voisine , rien que cela pour un tandem artistique de premier choix.

Là-bas, presque perdue, au-delà, de la rue Bourbon, comme égarée dans des terres « incognita » où les gens ne s’aventurent guère à défaut d’enseignes commerciales et de néons multicolores aguichants, surtout les jours de grisaille hivernale, la Maison Descartes.

Tant pis pour eux !

60 minutes avec Julie !

Je la croise parfois au Théâtre Blossac, du côté du  Poulailler ou bien dans La Rotonde ou la Scène, pour terminer la visite, ou bien pour sonner les cloches ou les clochettes de St Jacques …mais ce matin de très bonne heure, j’avais l’impression que les cloches tintaient dans mes oreilles paresseuses, la droite particulièrement !

A présent, ce matin, elle était en face de moi, y compris à portée proche de mon objectif, et rien que pour moi, même si elle n’appréciait pas de devenir pour un court instant,  mannequin photographique, façon de m’exprimer ! Puisque c’est elle qui pose les questions – et fait aussi ma pose photo –  et c’est moi, qui doit répondre, alors que je préfère poser les questions…C’est plus facile que devoir se déshabiller devant Marie-Julie M. même lorsqu’il s’agit simplement de mes états d’âme châtelleraudais  et de mon parcours de vie, avant de débarquer à Châtellerault City.

Théâtre Blossac – Châtellerault

J’ai rêvassé par le passé en visitant les beaux sites du Théâtre Blossac ou de l’église St Jacques…et peu m’importait les explications de notre guide qui n’était pas Nathalie, celle de la place Rouge, parce que je me disais que dans des tels endroits où la beauté patrimoniale rayonne ainsi, même les ronchons se laisseraient caresser sans peine… En effet, la guide-conférencière Marie-Julie Meyssan a la qualité de mettre beaucoup d’humour – avec la gestuelle caractéristique de ses mains et les rictus de son visage jovial dans le programme des visites.

Le charme qui est le sien, ne s’invente pas ! et moi, je devais raconter pourquoi j’aimais Châtellerault !

Vous êtes arrivé quand ? Et pourquoi vous êtes venu ici ? Quelle a été votre plus belle rencontre à Châtellerault ? Quel est votre endroit préféré ? Puis-je vous demander votre âge ? Et noté ces deux chiffres de mon âge dont le 7, mon chiffre porte-bonheur, et durant 60 minutes – je ne sais si le bonheur était avec elle – noircissait les pages de son vieil agenda passé de date pour devenir cahier de brouillon pour ses prises de notes journalistiques.

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Châtellerault, photographes et photographies

Rien ne laissait présager tout cela !

Photo FH

C’était ma première photographie à Châtellerault, elle date de mai 2012 !

Reprendre avec beaucoup de conviction, et presque acharnement, le reflex pour photographier la ville mais pas toujours en genre « carte postale » bien que parfois c’est aussi utile, et de retrouver par ricochet d’autres photographes, c’est l’essentiel, et aussi d’autres photographies, et c’est heureux.

Un seul regard, une seule image manqueraient d’ouverture et de lucidité.

D’abord le photographe Dronchon, m’a dit, je passe aussi par ces lieux que vous avez photographiés ! Oui, en effet, il y a des lieux incontournables à Châtellerault pour l’imagerie et la rêverie aussi. Et clac ! quelques-unes de ses photographies furent ici même présentées, il y a déjà quelque temps et la démarche fut convaincante, et moi-même, je me suis laissé emporter à les regarder en bon spectateur, pour le plaisir des yeux. Un peu du genre, savoir regarder les autres, pour être regardé !

Et allons pour un autre tour de manivelle photographique avec lui …Remember

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Et clic clac, c’était Dronchon !

Mais « Drochon » peut aussi cacher les images de « Champeaux »

Photo Joël Champeaux

Dans le club de « papy boomers » – moi aussi – de la photographie, sans artifices ni retouches maltraitantes des clichés, il traîne les lieux, que les autres fréquentent photographiquement parlant aussi, et voilà Champeaux aussi en photographe.

 Il ne manque pas lui également de croiser d’autres photographes, en mal de clichés originaux, autour de leur petit terrain géographique de prédilection, de la cité de Châtellerault, délimité par la « Dame » Manufacture, ex-usine d’armes, vieille de deux siècles, et le « Henri », plus ancien encore, et toujours svelte et pétillant et garantissant éternellement des clichés superbes pour les photographes qui l’ont enregistré, ceux d’aujourd’hui, et ceux qui suivront demain et après-demain… Puisqu’il n’a pas manqué de me dire : « vous faites les photos aux mêmes endroits que moi » !

Cliquer pour agrandir les images

Elémentaire, mon cher Champeaux …Les belles choses, se laissent bien regarder, et surtout photographier…comme les « belles dames »

Square Gambetta : 2 photos pour une pose !

Deux photos pour une seule pose sans qu’il y ait de pause photographique ; manière de dire qu’il n’y a eu qu’un seul déclic d’obturateur, pour rassurer ceux ou celles pour qui la pause, pose réellement problème sémantique, faute d’attention, ou d’orthographe.

Deux photos au tirage pour une instantanée, mais ce n’est pas pour autant que la photo aurait été grattée comme pour faire comme les jeux de hasard mais finalement de fil en aiguille photographique, ce sont deux images au final !

Mais …quoi ? Propos confus peu clairs ? Non, un tricotage photographique sans les aiguilles de ma chère – et économe – Pénélope !

Hésitation, attitude ambiguë, faible caractère, poltron photographique, etc…Incapable de faire un choix pour de bon ?

Une photo que le lourd et épais brouillard matinal de décembre rendait bien différente des autres cadrages qui en résultent d’ordinaire dans ce beau jardin municipal, le square Gambetta, où la Maison du Jardinier règne en maître des lieux, et lieu superbe dans cette cite de Châtellerault ; un cadre à photographier sans aucune retenue, de manière toujours différente tant le décor varie avec les lumières du jour et de la nuit, et comme bien d’autres en général.

Cette photo me donnait l’impression d’avoir deux photos dans la même image et je n’étais pour rien puisqu’elle avait été shootée suite à un coup d’œil qui ne se prépare pas et qui ne peut pas s’inventer, comme un coup de cœur ou une action réflexe presque pavlovien !

Clic clac photographique…

En la découvrant, noté qu’il y avait deux photos dans une ou bien pour être plus précis deux Regards différents dans la photo pour deux Images distinctes !

Le cadre latéral, et presque premier plan, avec ses vieilles pierres, une image en gris presque en noir et blanc comme du temps où les images étaient portées par le papier Ilford en N&B, puis en perspective lointaine, à travers, l’arc architectural, gris presque noir, l’espace vert du jardin, en arrière-plan, noyé et presque perdu dans le brouillard réfrigérant de décembre et mis en relief par les pâles éclairages publics à peine émergents …

Oui deux photos !

Elles devinrent deux, dans un premier temps, parce, en la transformant en N&B, et la superposant à l’image originale, il en résultait une mixée qui faisait ressortir davantage et les parties N&B et les parties couleurs …

Comme un mirage dans le square Gambetta un froid matin de décembre avant de me décider à mettre mes pantoufles au pied du sapin enguirlandé – et parfaitement colorisé – comme il se doit ! 

Une Fête qui déambulerait …dans le temps ?

Que la fête continue !

Tous les ans, un dimanche de l’Avent, c’est la fête dans les rues pour tous à Châtellerault.

Les grands, les plus grands et surtout les plus petits fêtent dans les rues autour du boulevard Blossac, un moment d’allégresse, chargé de musique, couleurs et lumières porté par des saltimbanques d’un soir, avec un spectacle déambulatoire qui ravit tout le monde.

Un moment de joie simple sans chichis ni protocole ni officiels pour couper le ruban et se faire faire le portrait pour les photos à diffuser sur les réseaux sociaux, un peu du genre, j’étais là et c’est grâce à moi ! La vedette revient tout simplement aux acteurs, grimés et déguisés comme des clowns, chargés de faire le spectacle, et aux spectateurs-citoyens enchantés par un divertissement fait pour rêver comme un conte de Noël, puisque le traditionnel spectacle châtelleraudais nous sert d’amuse-bouche ou d’amuse-gueule, à chacun selon sa convenance littéraire ou sémantique, pour les fêtes de Noël et de la Nouvelle Année !

C’est peut-être une forme de message pour nous souhaiter : Bonnes Fêtes aux uns et aux autres, avec beaucoup de simplicité et d’humilité, bien loin des manières empesées de convenance sociétale.

Un moment agréable dont nous jouissons alors que le cadre budgétaire des finances locales est tristement en berne mais avec l’espoir que cette traditionnelle fête déambulatoire et divertissante dans les rues de la cité perdure comme un véritable cadeau de Noël.

Que les Fêtes vous soient bonnes et intimistes de bonheur et de paix !