Démarrage : Saison 2

A l’image des séries TV, le webzine « Châtellerault-Images » Images & Regards autour de Châtellerault, démarre sa seconde saison !

Pont Henri IV – Châtellerault

Un silence de presque deux mois est rompu, pour une nouvelle étape …

Un silence sans aucune raison autre que celle de pouvoir dire : Débranche ou bien rompre les chaînes des habitudes pour que les usages ne deviennent des routines insipides et contraignantes ; une autre manière de revitaliser le webzine – ni site ni blog !

La première saison fut marquée par deux faits majeurs.

La Nouvelle République, mit à l’honneur les publications avec une sollicitation inattendue  – majeure – avec un bel article couvrant la totalité de la page Châtellerault du journal local, et par ricochet un pic d’audience monumental pour ce webzine, mais sans pouvoir mesurer si les ventes du caneton local aient connu un accroissement de leurs abonnements ; seul le journaliste, Anthony Floch, auteur de l’article, détient la réponse …avec humour.

Starlette éphémère d’un jour banal…

Puis, un hasard du Web, fit entrer, un écrivain châtelleraudais dans ces pages avec une belle écriture autour du fait historique du « Facteur de Colombiers », avec sa plume – pleine de sentiments dans un cri de révolte devant une injustice de la petite histoire, mais grande en réalité – de David Pascaud, qui a remis les pendules à l’heure – dans l’histoire de Châtellerault – avec son opus « Araldus », premier potentat châtelleraudais du Haut Moyen Age. Une saga qui fit bousculer l’audimètre de ce webzine.  Et aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui aspirent à prendre le pouvoir autour du Pays des Quatre rivières …Pardon ! mais « Le Grand Châtellerault »

Stèle du souvenir « Le Facteur de Colombiers »

Deux expressions différentes mais en réalité deux formes de partage des sentiments et des idées pour notre belle cité de Châtellerault, qui se fait traiter parfois bien mal injustement !

Mais la saison 2 du Webzine va démarrer avec une autre forme de partage.

Le site qui n’est pas un site ni tout à fait un blog, ouvre ses portes à un photographe. Et par conséquent, une autre forme de partage avec la photographie …Manière de dire clairement qu’il reste – et moi aussi – ouvert à toutes et à tous avec la photo ou les mots pour mettre en avant notre cité …

Et pour tout dire, le webzine « Châtellerault-Images » Images & Regards autour de Châtellerault, démarre la seconde saison dimanche 24 septembre 2017, avec une autre photographe qui nous montrera – vous montrera ses photos – parce qu’il est très heureux derrière son Reflex, et nous allons partager – nous tous – ensemble un petit échantillon de ses réalisations, ce plaisir autour de Châtellerault puisque nous y sommes !

Et sans originalité affirmer « JE SUIS CHÂTELLERAULT », et ce n’est pas déclarer une maladie honteuse !

Giuletta : la mascotte du webzine

 

Araldus : un macho du Moyen-Âge ?

Je me suis posé la question : serait-il un macho celui-là ?

Oui, je parle d’Araldus, dont ses relations avec les dames mérite que l’on s’attarde, parce que des fois, pendant les ripailles – tout en buvant avec excès et en rotant sans retenue –  dans son castrum châtelleraudais, il avait de ses pulsions – souvent revenues –  mais son cœur de Roméo du Haut-moyen Âge à Châtellerault mérite que l’on s’attarde pour cinq minutes de bonheur littéraire !

La vie amoureuse d’Araldus m’a passionné …moi qui n’aime pas du tout les romances et les récits à l’eau de rose !

Araldus aimant tendre et réfléchi ou cosaque dévastateur de cœurs ?

Autour de St Romain à Châtellerault – Lumières du matin …

Au départ il ne manque pas de nous montrer son côté amoureux ! qui plairait tant à ces dames de Châtellerault ! et des environs aussi, en Pays châtelleraudais.

Accrochez vos cœurs …

Il aime cette nuit douce, si douce, aussi douce que les cuisses de sa Gersinde. Allongé sur le dos, il contemple le ciel, et au milieu de cette constellation  d’étoile, il imagine le visage de sa Jeune femme. Une pensée terrible et furtive interrompt sa rêverie. L’inquiétude a brutalement assailli son esprit.

Comme dirait l’autre, l’amour dans les étoiles comme s’il approchait les étoiles du firmament du septième ciel au-dessus de la Vienne ! Cela promet pour les prochains épisodes …

Mais Gersinde tombe dans les bras d’un Araldus personnage truculent… Un Araldus qui ne manque jamais de cran pour dégainer son épée du fourreau, et prend Gersinde comme s’il était en guerre… et finalement  la plume de David Pascaud, peint – avec des mots –  un Araldus sensuel ! et le texte est prenant …

La souffrance se mue en plaisir ; les vagissements saccadés deviennent des cris prolongés. Dans un tonnerre de froissements de paille, de soupirs rauques, d’éclats de voix, Araldus inonde le ventre. Il se redresse sur ses avant-bras. Sous lui, les cris exaltés de Gersinde sont redevenus des petits gémissements plaintifs et étouffés.

Une musique littéraire est à savourer entre, et parmi les mots de cet Araldus jouisseur ! Une poésie amoureuse qui ne peut que sublimer …

Mais finalement cet Araldus n’est qu’un homme ordinaire, bien qu’il soit le maître de ce Châtellerault à peine sorti des terres du Poitou, en bordure de Vienne …qui a droit de vie et de mort sur ces hommes et femmes autour de son castrum …

Et là, ma lecture, page 162, je retrouve une des plus belles phrases de son opus Araldus

Un Araldus, soucieux du rôle des femmes et de leurs souffrances, parle merveilleusement bien de la maternité des femmes, dans un langage cru mais tellement beau et vrai …

Araldus a pris place entre ses deux compagnons. Seul le feu parle, et chacun se laisse bercer par son chant mystérieux. Le chef du castrum ne détache pas son regard du ventre arrondi de sa femme. Quel monde étrange se cache donc là, sous cette chair déformé et odorante. Est-ce force divine ou bien diabolique que faire enfler un corps de femelle, même le plus frêle, d’y faire surgir un être sanguinolent, parfois mou et sans vie. Parfois  hurlant à en déchirer le ciel ? Et ce corps suant qui fut l’objet d’amour, éreinté et pris de tremblements, qui se fige soudain dans la posture hideuse de la mort… Araldus a déjà vu cela, chez des paysannes dont les hurlements lui ont semblé être ceux de damnées. Il songe avec angoisse que la nuit du dehors habite aussi ces entrailles maudites.

Araldus, voit les ans et les lustres de la vie passer et après ses attitudes parfois brutales pour ne pas dires bestiales il  s’assagit au fil de la vie pour arriver à dominer ses pulsions amoureuses ! 

Mais le maître du castrum ne se contente pas du simple choix d’une journée ultérieure à celle de la messe ; pendant les jours qui précèdent le rendez vous, il s’efforce de montrer une attitude pieuse au Ciel ainsi qu’à son entourage : il ne s’enivre plus de vin, ne culbute pas la première servante venue qui l’émoustille, contient ses furies colériques, prie tant que ses mains jointes le permettent… Il réprime ses pulsions les plus enfouies, ses désirs les plus prompts.

Une leçon de vie ? Ou reflet de la vie …

Mon Châtellerault des connétables…

Aux temps d’avant Abelin ! 

Certains esprits diront qu’avant Abelin, c’était encore un Abelin ; mais non bon sens ! d’après les bons livres d’histoire …

Je vous parle d’un temps que ni les vieux ni les jeunes d’aujourd’hui n’ont connu … Ah bon !

Un ancien <Post> repris par le lanceur d’alertes locales Scoop.it, dans sa page Châtellerault ! Une reprise pour un sujet sympathique d’un autre Sire du Pays Châtelleraudais, le connétable du Pays des quatre rivières du nord; oui cela a bien existé malgré les prouesses des brillants auteurs littéraires locaux …

Abelin, Jean-Pierre, ou bien, dans l’argot local des rues JP, est notre bourgmestre et, en outre,  Super-Mario des 47 communes du « Grand Châtellerault », qui a remplacé l’ancienne CAPC, acronyme barbare et indéchiffrable qui aurait été mode – tellement il était affreux – du temps des vrais barbares, les tribus primitives des anciens temps perdus dans les brumes de l’histoire, entourant les eaux de la Vienne, un mois de novembre froid et le brouillard épais posé sur les épaules, en bonus.

Une Image qu’Araldus n’aura pas vu de ses yeux…

Notre agglo existe depuis des lustres, des siècles, et des siècles …

Ils n’ont rien inventé nos politiques de la territoriale.

Déjà aux temps anciens du Moyen-Âge, le concept d’agglomération existait sans avoir attendu les inventions du XXème siècle, reconfirmées au cours du XXIème, par l’avant dernier roi des Gaules, François dit le Roi Normal ! Qui a légué son trône et 9 milliards d’écus, à son fils putatif chéri, Emmanuel, dit «le Jupitérien ».

En feuilletant, un livre – très châtelleraudais – roman, mais aussi épopée savoureuse et croustillante, avec une lecture décalée si possible, de l’histoire locale, je me laisse surprendre, au détour d’une des premières pages, avec les dires solennels du  comte du Poitou, maître de l’Aquitaine, de l’Aunis, Auvergne et Limousin, lors d’une réunion, puisqu’il évoque : «Voilà notre sire des quatre rivières du nord !»

Fichtre, mais qui est-ce ce personnage qui semble représenter cette contrée du nord du Poitou ? Abelin ? Non !

Cette partie septentrionale du Poitou à la limite du Pays des Turons, n’est autre que le Pays Châtelleraudais …

Il est indéniable que les hommes se sont regroupés autour de l’eau, les eaux des quatre rivières, source de vie, pour vivre ensemble ! 

L’agglomération naissait alors… 

Belle expression que ce «Pays des quatre rivières du nord», ce qui me conduit à rechercher, au regard de mon ignorance flagrante de la géographie locale, quelles étaient ces quatre rivières, comme un « poker » des eaux de Châtellerault : La Vienne, Le Clain, l’Ozon ou l’autre version orthographique, l’Auzon, puis l’Envigne, cachée derrière la Manu…territoire sous la poigne féroce d’Araldus, premier connétable de Châtellerault, qui partage avec notre JP local, la première lettre de l’alphabet AZERTY, et la fonction de Boss local…

Belle expression rapportée par le récit  d’Araldus, la mascotte de David Pascaud !

Au Pays des quatre rivières :

Cliquer sur les images pour découvrir, en grand format, les quatre rivières du pays …

Le site de l’auteur 

Lettre personnelle à Araldus

Une correspondance très personnelle …qui ne lui parviendra jamais !

En fouillant dans les réseaux sociaux, vous étiez tombé, cher David Pascaud, sur une de mes photos autour de ce qui fut la première église châtelleraudaise, St Romain, un lieu certainement proche du castrum – le fortin du Sire des quatre rivières du nord – de votre Araldus…Ce fut le début de notre croisement ! et vous aviez imaginé Araldus prostré dans cette chapelle … 

Autour de St Romain à Châtellerault – Cliquer pour agrandir

Puis, vous avez eu la gentillesse d’écrire la saga du Facteur de Colombiers, rien que pour moi, ou plutôt pour mon modeste blog ; et je l’ai lue avec curiosité, au départ, et sans aucune idée préconçue,  pour finalement découvrir un texte plein d’émotions, et de nobles sentiments venant du fond du cœur – un vrai devoir de mémoire – comme une révolte face à une « petite histoire oubliée » du Châtelleraudais ! Et tout ceci dans un rythme très soutenu, c’est cela que j’aime dans les livres ; comme un thriller, mais à la différence, que c’était un assassinat doublé d’un vol crapuleux, d’un être tout à fait ordinaire, quelques jours avant la libération de Châtellerault, qui a eu le malheur, et le tort, de se trouver à passer par là…. Un certain succès d’audience pour le blog…Merci encore !

A présent, j’ai lu Araldus qui était encore il n’y a pas très longtemps à la page 259, celle où il n’y a pas le mot FIN, pour être précis… 

J’ai laissé tout laissé tomber complètement cette semaine – y compris mes amours – pour prendre entre mes quatre yeux votre Araldus

David Pascaud, vous avez réalisé un très bel ouvrage !

Je ne suis pas un homme de lettres mais des chiffres de l’analyse financière, donc je saurai mal traduire mes sentiments de lecteur avec des belles phrases – y compris en tenant compte de votre postulat, que l’œuvre littéraire  demeure une complicité auteur-lecteur – mais le livre  a plus que de consistance qu’imaginé, et ne dépareille pas au milieu de mes lectures du moment JMG Le Clezio, Modiano et Jardin, qui ont été mes dernières consommations littéraires…de ce début estival. 

Simplement plus que Bravo, en reprenant un mot italien que j’adore, Meraviglioso

Ce n’est pas tellement le fil conducteur de ce romanesque roman de l’histoire moyenâgeuse châtelleraudaise autour du castrum du Sire des quatre rivières du nord, précurseur de la cité  des bords de la Vienne, qui m’a séduit, mais vos mots, tellement bien articulés et cadencés dans un tempo merveilleux, une sonate avec ses allegro, adagio, rondo, andante, allegretto, presto, des mots tressés…pour entendre parfois les clapotis des eaux des quatre rivières, ou bien les sabots de votre cheval dans les forêts, et les gémissements amoureux de votre Gersinde lorsque vous la preniez dans vos bras vigoureux … avec des phrases très bien agencées, tantôt courtes, voire très courtes alternant avec les autres, plus allongées – comme un café corsé à aromatiser par excellence, qui doit se déguster paisiblement avec le bouquin entre les mains – et finalement,  tous ces petits mots, à moi, ceux-là, pour vous dire que vous avez conçu un récital musical des mots parfaitement tricotés pour tisser un bel ouvrage littéraire.

Si les châtelleraudais ne le lisent pas, ce serait à désespérer de leur patriotisme local !

 

 

 

 

 

Araldus : leçon de géographie châtelleraudaise

Le dernier jour de mars, Araldus galope jusqu’à la confluence de l’Envigne et de la Vienne…La tour de Colombiers dont il a confié la garde depuis tant d’années à son fidèle Savari…Ils ont longé la Vienne jusqu’à la confluence de l’Ozon…Ils atteignent l’autre rive de la Vienne par le gué de Cenon…La présence entre Clain et Vienne de Gébert et sa horde de pillards…Le jeune Chef a mis Montgamé sous surveillance…Le petit village d’Ingrandes n’est plus qu’un amas de ruines encore fumantes…Il aurait pu s’endormir sur une bonne couche de paille chez sa tante à Oyré…Voilà notre sire des quatre rivières du nord…La Vienne, l’Auzon, l’Envigne et le Clain… A l’ombre des grands arbres et bordé d’herbe tendre, l’Ozon, présente ses courbes gracieuses…

 Des extraits  par-ci par-là, à travers Araldus


Autour de St Romain à Châtellerault – Cliquer pour agrandir

Comme si c’était une leçon de géographie, de géographie locale …leçon de géographie de l’agglomération et  géographie de la défunte CAPC,  qui fut la génitrice de la nouvelle agglomération « Grand Châtellerault » des temps de maintenant !

Or, le seigneur Araldus vivait du temps des temps du Haut Moyen-Âge châtelleraudais !

Vous pouvez imaginer ?

Un fortin, installé autour de l’actuel emplacement de …la place Dupleix …et de St Romain à Châtellerault !

Oui, leçon de géographie donnée par le « Maître enchaîné », Araldus ; dans sa vie de tous les jours à travers les différents chapitres de l’œuvre…

Normal, que ce soit une leçon de géographie puisque c’est l’auteur d’Araldus, David Pascaud qui la pratique au quotidien, en « maître pédagogue », et littéraire, dans ses écrits, et je ne m’en plains pas ; c’était une matière où j’ai toujours excellé et il me fallait bien cela parce qu’il le fallait bien pour me guider, dans ma soif de voyage…et j’ai voyagé allègrement dans la géographie châtelleraudaise en lisant Araldus, après le Roman des Jardin, autre voyage littéraire parmi des êtres fantasmagoriques,  d’un autre Alexandre Jardin, et en attendant Szpilman pour une tragique leçon de piano dans les plaines de la Pologne en guerre…par Le Pianiste, virtuose.

Ce coquin d’Araldus, avait une préférence pour les recoins ombrageux que lui offrait l’Auzon, près de son fortin châtelleraudais, ne manquant jamais, autour de  ses méandres, de faire sa toilette printanière, détrousser les belles donzelles à la corvée du linge, comme si les courbes gracieuses de la rivière le rapprochaient d’autres courbes charnelles appétissantes, ou bien méditer aux difficultés qu’il devait affronter autour de son castrum châtelleraudais …en président de la « micro-République » de Châtellerault.

Seigneur oui ! Maître incontesté des lieux et des personnes, plus que certain ! mais homme avant tout avec les mêmes forces et les mêmes faiblesses, que les autres !

« Maître enchaîné » ou tout simplement « Homme enchaîné » ?

Vous pouvez vous le procurer – un vrai livre en papier –  à l’Office du Tourisme du Châtelleraudais…pour la modique somme de 14 deniers, et pour une fois, j’ai fait l’effort de délier les cordons de ma maigrelette bourse !

 

Mon Châtellerault: Bien avant Abelin !

Aux temps d’avant Abelin ! 

Certains esprits diront qu’avant Abelin, c’était encore un Abelin ; mais non bon sens ! d’après les bons livres d’histoire …

Je vous parle d’un temps que ni les vieux ni les jeunes d’aujourd’hui n’ont connu … Ah bon !

Abelin, Jean-Pierre, ou bien, dans l’argot local des rues JP, est notre bourgmestre et, en outre,  Super-Mario des 47 communes du « Grand Châtellerault », qui a remplacé l’ancienne CAPC, acronyme barbare et indéchiffrable qui aurait été mode – tellement il était affreux – du temps des vrais barbares, les tribus primitives des anciens temps perdus dans les brumes de l’histoire, entourant les eaux de la Vienne, un mois de novembre froid et le brouillard épais posé sur les épaules, en bonus.

Une Image qu’Araldus n’aura pas vu de ses yeux…

Notre agglo existe depuis des lustres, des siècles, et des siècles …

Ils n’ont rien inventé nos politiques de la territoriale.

Déjà aux temps anciens du Moyen-Âge, le concept d’agglomération existait sans avoir attendu les inventions du XXème siècle, reconfirmées au cours du XXIème, par l’avant dernier roi des Gaules, François dit le Roi Normal ! Qui a légué son trône et 9 milliards d’écus, à son fils putatif chéri, Emmanuel, dit «le Jupitérien ».

En feuilletant, un livre – très châtelleraudais – roman, mais aussi épopée savoureuse et croustillante, avec une lecture décalée si possible, de l’histoire locale, je me laisse surprendre, au détour d’une des premières pages, avec les dires solennels du  comte du Poitou, maître de l’Aquitaine, de l’Aunis, Auvergne et Limousin, lors d’une réunion, puisqu’il évoque : «Voilà notre sire des quatre rivières du nord !»

Fichtre, mais qui est-ce ce personnage qui semble représenter cette contrée du nord du Poitou ? Abelin ? Non !

Cette partie septentrionale du Poitou à la limite du Pays des Turons, n’est autre que le Pays Châtelleraudais …

Il est indéniable que les hommes se sont regroupés autour de l’eau, les eaux des quatre rivières, source de vie, pour vivre ensemble ! 

L’agglomération naissait alors… 

Belle expression que ce «Pays des quatre rivières du nord», ce qui me conduit à rechercher, au regard de mon ignorance flagrante de la géographie locale, quelles étaient ces quatre rivières, comme un « poker » des eaux de Châtellerault : La Vienne, Le Clain, l’Ozon ou l’autre version orthographique, l’Auzon, puis l’Envigne, cachée derrière la Manu…territoire sous la poigne féroce d’Araldus, premier connétable de Châtellerault, qui partage avec notre JP local, la première lettre de l’alphabet AZERTY, et la fonction de Boss local…

Belle expression rapportée par le récit  d’Araldus, la mascotte de David Pascaud !

Au Pays des quatre rivières :

Cliquer sur les images pour découvrir, en grand format, les quatre rivières du pays …

Le site de l’auteur 

Les brigands de Montgamé …

Juin  de l’an 931le long de la Vienne entre Châtellerault, et Montgamé …

Les Images et les Regards d’Araldus, le premier connétable châtelleraudais !

Quittant la colline de Châtellerault, comme s’ils avaient emprunté le GR 655 des pèlerins de St Jacques, sans pouvoir détourner leur regards pour admirer  le pont Henri IV ; il n’est pas encore là !

« Au trot, ils ont longé la Vienne jusqu’à la confluence avec l’Ozon, modeste ruisseau… »

Araldus a regardé ce paysage entre Vienne et Ozon !

Ils ne sont point perturbés par le bruit des boggies des trains reliant la capitale au passage du camping du Chillou; les congés payés ne sont pas encore là !

« Un peu plus tard, ils atteignent l’autre rive de la Vienne par le Gué de Cenon… »

Ils empruntent une route stratégique pour mater les brigands qui occupent les terres autour de Montgamé, entre Clain et Vienne, un secteur qui n’est encore le fief des manufactures du Clain !

« La troupe d’Araldus s’est renforcée de cinq combattants venus d’Availles … »

Availles, qui n’est pas encore Availles en Châtellerault, un village guère perturbé par les décollages et l’atterrissages des aéronefs !

Autour de Châtellerault, comme d’autres Images mais le regard du plumier d’Araldus, sieur David Pascaud

Dans un style très rythmé, qui vous accroche dès les premières lignes du livre, une histoire châtelleraudaise démarrant en avril 929…Un texte tricoté – l’auteur adore tricoter les mots, sans qu’il nous ait dit avec quelles aiguilles il le fait – avec élégance et ses mots simples, sans être ni simplistes ni ordinaires, réalisent un beau tissage des aventures qu’Araldus va nous faire découvrir !

Et cette histoire du Moyen Age, souvent réputée ombrageuse et compliquée, nous est présentée avec toutes ses lumières et tout nous ramène à aujourd’hui parce derrière les faits et gestes d’Araldus on a l’impression qu’il est guidé par les principes de Machiavel, qui n’est pas encore là non plus, « mais l’acteur principal de cette histoire sait déjà que le pouvoir des puissants de ce monde, s’use, se consume, s’estompe, se vole … »

Quel rapport avec 2017 ?

Et je compte, plus que trotter les pages pour les prendre à l’assaut à la manière dont Araldus s’attaquait aux brigands de Montgamé !

Comment faire une histoire plus châtelleraudaise que celle-là ?

Aux côtés d'Araldus: Gersinde, sa compagne fidèle !

Araldus a frappé à ma porte !

Je l’ai fait entrer…

Il se dirigeait, vers le salon…Pour s’asseoir, et me raconter, puisqu’il était très pressé, toutes ces histoires que lui seul peut me raconter, qu’il a vécues…

Pourtant, je l’ai prié de se diriger vers mon bureau, et se « ranger » prestement dans la bibliothèque, celle du panneau de droite, étagère dossiers en instance …A traiter …En cours…Et autres fouillis divers…

Navré !

Vous ne comprenez pas bien les mécanismes de la gestion des stocks, genre FIFO, First In First Out ! mon cher Araldus

Ceci n’était pas de son âge moyenâgeux…

Office de Tourisme : Araldus, parmi les « gourmandises » châtelleraudaises

 

Après avoir appris à me retrouver dans mon quartier, (à lire ou relire …) et  dans les ruelles compliquées du Modiano, il reste encore à lire le dernier chapitre, « David » –  un autre « David » –  une courte nouvelle de JMG Le Clezio, qui à défaut du Goncourt reçut le Nobel, puis aussi le roman quelque peu désinvolte d’Alexandre Jardin, le «zèbre» de la littérature, en cours de traitement, qui « récite » avec humour sa famille quelque peu déjantée, et enfin, ce sera ton tour – c’est promis –  une fois cette vague de chaleur passée pour de bon.

Et découvrir enfin, tes aventures aux côtés de Gersinde,  ta compagne appétissante et fidèle qui t’a été donnée comme épouse, parmi les filles de ta caste …C’est cet autre « David », qui m’a mis l’eau à la bouche, avec ses annonces, sur les réseaux sociaux en parlant sans cesse de toi Gersinde  dont je n’ai pas encore fait ta connaissance; je suis très impatient !

Sacré Araldus, finalement réussiras-tu à briser les normes établies ?

Un esprit « macronnien » avant l’heure ? Puisque, Araldus, veut devenir le seul « Maître » de sa vie !

Depuis mon bureau je te surveille – du coin de l’œil gauche – pour parer toute réaction impromptue de ta part sachant ton esprit intelligent qui bout en permanente, et qui pourrait prendre le pouvoir – et le contrôle de mes livres – dans mon « bureau ».

Affaire à suivre prochainement !

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