Les murs châtelleraudais !

Ah les beaux murs et les vieilles pierres de la cité châtelleraudaise !

Difficile de faire sont choix parmi toutes ses belles pierres amassées au fil des siècles, Moyen-âge, Renaissance, Belle Epoque, Art Déco, Moderne et Contemporain, et d’autres périodes omises certainement, pour faire, une belle ville très riche de son patrimoine, agréable à regarder tous les jours…

Mais les temps modernes, nous imposent d’autres contraintes aux principes rigoureux de l’urbanisme, et en particulier la contrainte commerciale, les affaires sont les affaires, et les affaires font les richesses et les revenus, avec ses supports de marketing, mais aussi le droit fondamental de la libre expression qui doit trouver aussi son épanouissement !

Et voilà qu’un banquier, une profession mode, attire l’achalandage pour aguicher, puis fidéliser les élites du futur, les clients de demain…

Et en voilà, un joli cadeau de 160 €, j’eusse aimé voir 159.99€, CSG déduite, en prime pour un bac…avec mention, et comme presque tout le monde l’a, je crains que le banquier ne fasse pas une belle affaire commerciale !

Moi, j’attends depuis plus de cinquante ans ma prime BAC, avec mention, et compte tenu du nombre d’années courues, de l’accumulation des intérêts et des primes de fidélité et bonus, un bon magot pourrait tomber dans mon escarcelle trouée fiscalement, pour partir en vacances, mais hélas, j’ai toujours douté de la générosité d’un banquier, d’autant qu’ils ont une grande faiblesse d’avoir des « trous noirs » de mémoire, puisqu’ils perdent avec une grande aisance des milliards en route, et des fois en quelques mois seulement !

Au détour d’une autre rue, la vénalité du temps, se manifeste aussi ailleurs…mais de manière différente, puisque je regarde toujours les murs de la cité…

Ce FRED, a beau être amoureux de sa BELLE, et l’écrit, sur les murs de la cité, en plein marché, mais j’ai effacé volontairement le nom de sa belle pour ne pas la compromettre, au regard du « droit d’image » ! Alors que les surfaces commerciales, à défaut de trouver bailleur, deviennent comme à Vérone, le mur des amoureux, et je ne crains pas de l’écrire, bien que je n’ai pas visité la cité des amoureux éternels, avoir perdu l’opportunité de caresser les seins de Giulietta, comme font les heureux touristes, là-bas !

Mais le propriétaire, gâche la poésie châtelleraudaise des murs et les expressions nobles et  les beaux sentiments personnels, qui, y figurent, avec des slogans commerciaux empreints de vénalité, bien à l’opposé de la flamme amoureuse, et sincère, de FRED, un châtelleraudais anonyme… Un constat,  que les châtelleraudais ne manqueront de relever  les jours de marché, les mardis, jeudis et samedis, et lors des fêtes estivales nocturnes de la place Dupleix, à défaut de les lire dans les journaux locaux, chez la marchanda La Maison de la Presse disparue !

Mince alors …