Camille Pagé : oublié !

Camille Pagé mourait il y a cent ans : c’était le 22 juillet 1917 

Ah bon !

Un silence de coutellerie, qui demeure un patrimoine local au regard de l’histoire du Pays Châtelleraudais, des hommes et des femmes des manufactures du Clain…

Aujourd’hui un anniversaire – un centenaire oublié –  mais avant tout plus qu’une référence historique …Une date anniversaire qui aurait mérité le Souvenir adéquat …

Mais qui est passé sous silence à Naintré, dont il fut maire, à Châtellerault et dans le Pays Châtelleraudais !

Des rues, une salle portent son nom !

Un oubli incompréhensible pour une disparition centenaire …

Aucune commémoration, festivité, conférence, exposition, etc…

Rien absolument un silence de coutellerie !

Et sans crainte aucune dire : que dalle !

Que les élus, politiques, acteurs du tourisme ou du patrimoine ont passé sous silence…reste incompréhensible.

L’opportunité de reprendre quelques lignes d’un texte que Bernard Rimbeau, ancien maire de Naintré, m’avait prêté aux fins de promouvoir l’histoire de la coutellerie.

Avec les maîtres de la coutellerie qui étaient 120 en 1738, puis 202 en 1772, et 300 au moment de la Révolution !

C’était l’origine de cette épopée de la coutellerie …avant la période des « Pagé »

Qui descendaient d’une lignée de couteliers, Louis Huau, garde du métier en 1726…et Pagé ‘Gallois’ fabriquait autour des années 1800 des couteaux fermants de manière artisanale.

L’industrialisation vint avec la force motrice du Clain.

Les Pagé s’installèrent tout d’abord au moulin de Mollé dans la commune de Naintré, près de Cenon sur Vienne, mais la force motrice étant trop faible, ils préférèrent en 1865, le site de  Domine, après avoir acheté le moulin et l’écluse …et la période Pagé démarra !

Les Frères Pagé,  Georges, Gaston, et Jules créèrent de toutes pièces la marque « Pagé Frères », sans oublier Camille Pagé (1844-1917), le plus célèbre…Les affaires progressèrent allègrement !

L’usine de Domine, couvrait 3.000 m² comprenait 3 roues hydrauliques pour assurer la force motrice des marteaux pilons pour forger les lames des couteaux et rasoirs et des nombreuses autres machines qui y avaient été installées.

Au cours de la période 1865-1931, deux cents ouvriers, contremaîtres, apprentis et dirigeants fabriquaient les pièces de la coutellerie de cuisine, pour la table, des bouchers et les pièces de luxe !

« Premier employeur » de la ville comme on dirait maintenant !

Chaque jour, la coutellerie « Pagé Frères » produisait 220 douzaines de couteaux de table et de cuisine ainsi que 12 douzaines de rasoirs !

Faites les comptes…pendant toutes ces années d’activité …

Après l’ascension, la chute et la disparition !

Les « nouveaux matériaux » de malheur bakélite, galalithe et surtout la découverte en 1913 de l’acier inoxydable, vont accélérer le déclin de la coutellerie « Pagé Frères ». La coutellerie de luxe à base de nacre, d’ivoire de bois précieux n’avait plus la clientèle riche et nombreuse, de plus les lames en acier trempé qui se couvrent de rouille au contact de l’eau ne vont plus se vendre, et par conséquent, la coutellerie fermera en 1931 après avoir été au premier rang pendant un siècle.

Moulin de Domine

 

Jeudi d'août: Jour de la presse !

 Les bacheliers potassent dur pour passer les épreuves…

J’ai tiré mes épreuves, le travail de toute une année de labeur photographique, pour ce rendez-vous annuel, que les dames (Virginie Tostain & Isabelle Laissy) du Patrimoine Châtelleraudais – Pays d’Art et d’Histoire du Pays Châtelleraudais – préparent avec amour et tendresse pour vanter les atouts du Pays, et ce tous les ans ; la ritournelle photographique de l’agglomération !

Heureux de voir, qu’une poignée de photos imaginées par des photographes sans prétention qui montrent leurs photos, sans vainqueur désigné, pour meubler les murs de ce beau bâtiment de l’Hôtel Alaman, qui abrite dans ses murs les officiants aux activités touristiques, encadrées et montrées – les clichés sélectionnés – au public pour nous rafraîchir les mois de l’été Châtelleraudais mais, qui voit ses habitants émigrer vers les plages de rêve…

Et en plus, vous pourrez admirer gratuitement 32 photographies de qualité reflétant notre Patrimoine – pas besoin de prendre un ticket d’entrée –  puisque les droits d’auteur des acteurs ne sont pas pris en charge, en raison des restrictions budgétaires…Et pourtant, la qualité se paie très cher aujourd’hui !

N’hésitez point à venir les découvrir !

En attendant, pour d’autres, parmi eux, de se voir lus, et vus dans la presse locale, avec leur mention « meilleurs clichés », parce qu’elles rempliront les pages du journal, dans une période où l’actualité reste moins chaude ! 

l’actualité reste beaucoup plus assouplie par le thermomètre et ses Celsius généreux…  Autre prix au concours général photographique  de l’agglomération.

Le devoir  annuel terminé, et les examens passés, je peux enfin, prendre mes vacances, ou bien les poursuivre, encore et encore, puisque le Reflex n’a pas droit au repos, et pourtant, il le mériterait bien mais cet âne de travail, ne dit rien …Ce que je trouve parfaitement bien ; rien ne vaut le silence, et attendant de vous voir passer devant les cimaises …

Paysage &Patrimoine – Naintré – Photo FH – Cliquer pour agrandir 

Mais la presse prend le relais !

Une reprise de la Nouvelle République, à lire au complet ici 

Cinquante participants ont produit 147 photos parfois de grande qualité. Au final 32 photos ont été primées et sont exposées actuellement à l’hôtel Alaman

Chaque vendredi de l’été, retrouvez aussi dans nos colonnes les meilleures photos, agrémentées d’un commentaire de Virginie Tostain du service patrimoine de l’agglo. Aujourd’hui : « Nature et patrimoine à Naintré » par Fernand Hernandez
« Ces murs arasés, sur lesquels la nature a repris ses droits, sont parmi les vestiges antiques les plus connus du Châtelleraudais : ici, se dressait autrefois le théâtre du Vieux Poitiers. Cet édifice, qui pouvait accueillir 10.000 spectateurs, était, au Ier siècle de notre ère, l’un des plus vastes de la Gaule romaine, son diamètre dépassant celui d’Orange ! La forme de ses gradins est encore bien visible même si peu d’élévations subsistent, si ce n’est cette «  tour  » qui est en réalité un pan de la structure extérieure du théâtre. Derrière lui, passait autrefois la voie gallo-romaine venant de Poitiers, se dirigeant vers Tours (ou l’inverse !). Elle traversait la cité antique de Briva, qui s’étendait autour du théâtre sur plus de 70 hectares et formait une agglomération secondaire de 4.000 habitants, à une époque où Châtellerault n’existait pas encore. Des prospections et des fouilles ont révélé l’emplacement d’anciens édifices publics, d’anciens quartiers artisans et également la présence probable d’un port antique sur le Clain, non loin de là. Le théâtre est ouvert à la visite tout l’été ! »

Châtellerault avec des Images et un autre …

Forever Châtellerault !

Un autre Regard(s) mais au pluriel …

Pont Henri IV

Le blog a connu une semaine et un mois trépidants !

La meilleure audience hebdomadaire depuis le lancement …

La meilleure audience mensuelle depuis la création…

Un TOP des TOPS

Esplanade F. Mitterrand

Même les audiences qui ont suivi la promotion donnée à travers  l’article de La Nouvelle République ainsi que les audiences de la saga du Facteur de Colombiers avec le bel article de David Pascaud, ont été dépassées cette semaine qui vient de se terminer, la vingt-neuvième week de l’année 2017 !

Des images du Pays Châtelleraudais, un peu en décalage des autres et plein de regards, parfois taquins de notre vie locale …

Les topettes ne seront pas là toutes les semaines, ni tous les jours non plus !

Comme les cours de la bourse et du CAC 40, avec des hauts et des bas …Comme notre humeur, nos joies et nos peines…Ah ! il y a eu quelques turbulences avec le changement de maquette mais à présent tout est rentré dans les habitudes des internautes …comme les citoyens réticents aux changements de partition, puisque nous aimons entendre les mêmes rengaines musicales … 

Et pour une fois montrer, les deux images que les supports ont véhiculées avec le plus d’estime, deux beaux icônes de la cité de Châtellerault ! Le pont Henri IV et le boulevard de Blossac !

Mais en définitive c’est Giuletta, la mascotte, qui est la plus heureuse …de tout ce tintamarre médiatique.

Avant d’oublier, bien «mille mercis» à vous toutes et tous, qui perdez votre temps à passer par là !

Châtellerault: Happy news !

Bonne nouvelle !

Une bonne nouvelle qui se cachait derrière le magma peu accessible des chiffres municipaux de Châtellerault dans les compteurs et indicateurs de  l’Insee !

Que personne regarde ou presque …Certain que les gens ont raison de délaisser parce que ce n’est pas une lecture aguichante.

Le commerce châtelleraudais, un sujet qui fait polémique et ravive les passions et fait parler dans les chaumières du bord de Vienne et sur les réseaux sociaux…

Regardons les vitrines de la rue des Mignons …

La « nouvelle rue Bourbon » ? de Châtell’ 

Cliquer pour agrandir les images 

Un reportage sur les JT des grands médias, peu objectif, un commentaire sur les vitrines inoccupées de la rue Bourbon, et voilà le déluge des propos des optimistes, tout va bien, et des pessimistes, c’est une catastrophe économique ! Et ma tête tourne comme si je regardait depuis les tribunes un match de tennis …

Oui, c’est certain, Châtellerault, et bien de cités de France et de Navarre, ont encaissé le choc brutal de la crise des subprimes, merveilleux cadeau des banquiers, avec ses effets indirects dans un monde en changement, et plus particulièrement dans le secteur commercial où les « boutiques à papa », n’ont plus la côte ! et pourtant « la barbe à papa », rasé de près ou pas, a autant de succès parmi les confiseries des marchands de foire…

A Châtellerault, cette année, un bon nombre de commerces ouvrent leurs portes, en remplacement d’autres désuets; seraient-ils les expressions d’une nouvelle approche commerciale ? Ainsi, rue des Mignons trois nouveaux magasins, un autre mode opératoire se mettrait en route, avec des enseignes au profil nettement différencié de celles du passé ! Les commerçants autour du marché s’organisent, les fromages accompagnent un coup à boire au Marché des Halles …et « le fromager » fait du bruit pour attirer le client !

Un vent nouveau commercial ?

Mais pour lui donner une contenance sérieuse au propos, il y a un graphe de l’Insee qui a retenu plus que mon attention : L’évolution des créations d’entreprises à Châtellerault intra muros …dans la ville seulement. Une expression qui a plus de poids que tous les discours et commentaires des politiques dans la presse et dans les réseaux sociaux.

Après le tourbillon de la crise 2009, la création d’établissement – toutes activités confondues –  depuis la période 2014-2015, connaît une phase ascendante !

Rien de plus simple qu’une information graphique de l’Insee pour le prouver et donner un coup de fraîcheur dans la tête aux châtelleraudais …en période estivale où l’astre roi cogne très dur …

 

Evolution des créations d’entreprises 2009-2015 – Châtellerault – Insee

«L’entreprise individuelle» connaît un regain de croissance; hirondelle printanière ?

Pourvu que cela dure !!!

Araldus : un macho du Moyen-Âge ?

Je me suis posé la question : serait-il un macho celui-là ?

Oui, je parle d’Araldus, dont ses relations avec les dames mérite que l’on s’attarde, parce que des fois, pendant les ripailles – tout en buvant avec excès et en rotant sans retenue –  dans son castrum châtelleraudais, il avait de ses pulsions – souvent revenues –  mais son cœur de Roméo du Haut-moyen Âge à Châtellerault mérite que l’on s’attarde pour cinq minutes de bonheur littéraire !

La vie amoureuse d’Araldus m’a passionné …moi qui n’aime pas du tout les romances et les récits à l’eau de rose !

Araldus aimant tendre et réfléchi ou cosaque dévastateur de cœurs ?

Autour de St Romain à Châtellerault – Lumières du matin …

Au départ il ne manque pas de nous montrer son côté amoureux ! qui plairait tant à ces dames de Châtellerault ! et des environs aussi, en Pays châtelleraudais.

Accrochez vos cœurs …

Il aime cette nuit douce, si douce, aussi douce que les cuisses de sa Gersinde. Allongé sur le dos, il contemple le ciel, et au milieu de cette constellation  d’étoile, il imagine le visage de sa Jeune femme. Une pensée terrible et furtive interrompt sa rêverie. L’inquiétude a brutalement assailli son esprit.

Comme dirait l’autre, l’amour dans les étoiles comme s’il approchait les étoiles du firmament du septième ciel au-dessus de la Vienne ! Cela promet pour les prochains épisodes …

Mais Gersinde tombe dans les bras d’un Araldus personnage truculent… Un Araldus qui ne manque jamais de cran pour dégainer son épée du fourreau, et prend Gersinde comme s’il était en guerre… et finalement  la plume de David Pascaud, peint – avec des mots –  un Araldus sensuel ! et le texte est prenant …

La souffrance se mue en plaisir ; les vagissements saccadés deviennent des cris prolongés. Dans un tonnerre de froissements de paille, de soupirs rauques, d’éclats de voix, Araldus inonde le ventre. Il se redresse sur ses avant-bras. Sous lui, les cris exaltés de Gersinde sont redevenus des petits gémissements plaintifs et étouffés.

Une musique littéraire est à savourer entre, et parmi les mots de cet Araldus jouisseur ! Une poésie amoureuse qui ne peut que sublimer …

Mais finalement cet Araldus n’est qu’un homme ordinaire, bien qu’il soit le maître de ce Châtellerault à peine sorti des terres du Poitou, en bordure de Vienne …qui a droit de vie et de mort sur ces hommes et femmes autour de son castrum …

Et là, ma lecture, page 162, je retrouve une des plus belles phrases de son opus Araldus

Un Araldus, soucieux du rôle des femmes et de leurs souffrances, parle merveilleusement bien de la maternité des femmes, dans un langage cru mais tellement beau et vrai …

Araldus a pris place entre ses deux compagnons. Seul le feu parle, et chacun se laisse bercer par son chant mystérieux. Le chef du castrum ne détache pas son regard du ventre arrondi de sa femme. Quel monde étrange se cache donc là, sous cette chair déformé et odorante. Est-ce force divine ou bien diabolique que faire enfler un corps de femelle, même le plus frêle, d’y faire surgir un être sanguinolent, parfois mou et sans vie. Parfois  hurlant à en déchirer le ciel ? Et ce corps suant qui fut l’objet d’amour, éreinté et pris de tremblements, qui se fige soudain dans la posture hideuse de la mort… Araldus a déjà vu cela, chez des paysannes dont les hurlements lui ont semblé être ceux de damnées. Il songe avec angoisse que la nuit du dehors habite aussi ces entrailles maudites.

Araldus, voit les ans et les lustres de la vie passer et après ses attitudes parfois brutales pour ne pas dires bestiales il  s’assagit au fil de la vie pour arriver à dominer ses pulsions amoureuses ! 

Mais le maître du castrum ne se contente pas du simple choix d’une journée ultérieure à celle de la messe ; pendant les jours qui précèdent le rendez vous, il s’efforce de montrer une attitude pieuse au Ciel ainsi qu’à son entourage : il ne s’enivre plus de vin, ne culbute pas la première servante venue qui l’émoustille, contient ses furies colériques, prie tant que ses mains jointes le permettent… Il réprime ses pulsions les plus enfouies, ses désirs les plus prompts.

Une leçon de vie ? Ou reflet de la vie …

Le dimanche à Châtell’, c’est toujours un dimanche comme les autres !

C’est encore dimanche, tous les sept jours de la semaine…Autant rééditer un vieil article puisque c’est toujours pareil !

Ce n’est pas encore le titre d’une chansonnette à fredonner, comme ce fut un « dimanche à Orly » avec un célèbre chansonnier, depuis longtemps disparu, pour voir les géants des airs décoller et se poser. Par contre la cité poitevine pourrait  les remplacer avantageusement en  y mettant ses grosses bulles d’air gonflés à l’hélium, et particulièrement colorées de bandeaux publicitaires, en fond d’écran sur le ciel …pour recouvrir harmonieusement d’hypothétiques notes musicales pas encore diffusée sur les ondes…

Je dirais plutôt, dimanche à Châtell’, un jour pas ordinaire mais quelque peu bipolaire, à regarder de plus près !

13119952_448075155385981_8164661254148885559_o
Un dimanche ensoleillé à Châtellerault ( Boulevard de Blossac )

D’abord, le jour dominical démarre encore plus tard que les autres jours de la semaine laborieuse. Point de décalage horaire toutes les semaines pour le justifier, mais certainement les effets consécutifs à une soirée davantage poussée à ses extrêmes et vraisemblablement aromatisée par les effluves de l’alcool, et pour certains, d’autres substances plus ou moins tolérées, parce qu’en effet, le boulevard de Blossac tarde – le dimanche – à se remettre en selle pour le jour du Seigneur. Pourtant le seigneur Abelin II, le deuxième de la dynastie locale, offre en vain, donc sans recettes municipales adossées, la gratuité des ses parkings « EN VILLE », pour attirer le chaland à faire ses emplettes le dimanche.

Continuer la lecture de « Le dimanche à Châtell’, c’est toujours un dimanche comme les autres ! »

Il a écrit: Châtellerault, une misère !!!

Janick Sallé de Lencloître a écrit : Châtellerault c’est la misère !

Expression relevée parmi les échanges Facebook sur un Post, portant sur l’essor économique de Châtellerault en rapport avec Poitiers et Tours ….entre autres commentaires plus ou moins appropriés, mais là, comme une saillie inacceptable  …

Formule laconique, un peu à l’emporte-pièces comme bien souvent entre commentaires de Facebook, ou bien des propos consignés comme une sorte de défouloir, attitude réductrice voire plus que simpliste… Mais sait-il, ce monsieur,  ce qu’est être misérable ou bien la misère ?

Pont Henri IV – Châtellerault
La Vienne au pont Camille de Hogues à Châtellerault,

Je pensais que cela voulait dire : « faiblesse et néant de l’homme » ! selon le Littré …

Jusqu’à un certain moment, la misère était – pour moi – une expression du langage du jeu de cartes du tarot, mais depuis que je l’ai rencontrée, la vraie misère, elle m’est resté ancré dans mes neurones à jamais, et je n’ai jamais utilisé cette expression ni dans le langage des cartes ni encore moins, dans les conversations de tous les jours.

Quand vous l’affrontez la misère, elle vous marque.

Pour l’avoir côtoyé, et c’est très pénible à vivre, et encore plus lorsque vous ne pouvez pas vous apitoyer en raison des obligations professionnelles…

La misère, c’est entre autres, connaître la faim, et ne pas manger à sa faim, comme de millions d’hommes, femmes et enfants, dans le monde, et devoir se contenter d’un seul repas par jour, et quel repas, pour un seul repas quotidien ; être misérable c’est vivre avec un dollar par jour comme disent les experts en développement ; être misérable c’est vivre dans un logement de fortune, voire insalubre, soumis aux moindre aléa climatique ravageur; être misérable, c’est un enfant qui n’a pas de crayon ni cahier pour pouvoir aller à l’école ; être misérable c’est de ne pas avoir l’eau courante et l’électricité à son domicile, laissons de côte le Web et ses réseaux sociaux y compris les zones blanches, que dans bien de pays elles sont bien noires de l’Internet ; être misérable c’est aussi ne pas disposer de médecin et de structures hospitalières, et ce n’est pas un misérable dispensaire de brousse dépourvu de tout, qui apportera la réponse aux maladies et aux souffrances ; être misérable c’est de voir ses enfants emportés par les maladies infantiles, de manière récurrente, etc…

Et je ne peux que me souvenir du propos du toubib qui m’accompagnait, en voyant un enfant de six ans jouer pieds nus dans une mare où croupissaient des eaux pestilentielles…Lui, à présent ne craint plus rien, il est doté des antidotes adéquates… Ceux qui jouent à sept ans, vivront longtemps !

Et je me suis doté de toute une panoplie de termes pour la désigner : la misère heureuse lors qu’il doit s’enivrer au vil rhum frelaté, pour oublier sa condition ; la misère propre parce que l’eau est accessible ;  la misère digne, au-delà de la misère commune portée fièrement, et le regard digne; la misère misérable, etc…mais peu importe les degrés mais c’est toujours une misère…Expressions que je garderai dans ma tête, à ne jamais dire à quiconque, pour ne pas choquer ni froisser …Un cryptage horrible.

Je n’ai point vu de tout cela à Châtellerault !

Pauvreté oui, comme partout hélas, mais jamais la misère – au moins visible sans retenue ici et là à droite et gauche qui court partout – dans les rues de la cité !

Ecrire une telle expression est plus qu’infamant, pour la cité et ses habitants.

Avec les enfants: au théâtre Blossac !

Au théâtre Blossac, sixième visite mais celle-ci plus que familiale !

Lors de la dernière visite, c’était la cinquième, comme la symphonie; en musique…avec la harpe de Sandra Florence.

Mais ce n’est point pour elle que je suis venu avec Manoute…mais il y avait aussi d’autres d’enfants et adolescents ! pour la visite d’un après-midi estival de juillet 2017.

Comme quoi même les mineurs peuvent aimer les belles et grandes choses de notre patrimoine châtelleraudais …

Continuer la lecture de « Avec les enfants: au théâtre Blossac ! »

Châtelleraudais : vos revenus !

Cela démarrage avec ce message posté sur Facebook par Boony Clyde portant sur le sempiternel débat de l’essor ou du déclin de la cité de Châtellerault, face aux deux grandes Poitiers et Tours !

Et les internautes ont déclaré ! 

....Il y a tout ce qu’il faut a Châtellerault pour s’amuser ! Pourquoi aller chercher ailleurs ! Courage on les aura !!!

….Les commerçants comme les châtelleraudais on une responsabilité dans cette épisode difficile, et chacun se renvoi la faute au lieu de se prendre en main et l’assumer.

….Moi je commencerai par supprimer le stationnement payant pour que les châtelleraudais reviennent flâner en ville comme auparavant, car aujourd’hui les châtelleraudais vont sur

…Les parkings des grandes galeries commerciale qui sont gratuits et illimité et flânent dans les boutiques de ces grandes galeries.

…Savez vous que bon nombre d’entreprise du châtelleraudais cherche de la main d’œuvre et n’en trouve pas ? Châtellerault est un bassin industriel d’importance. Savez vous qu’il est possible de s’habiller, se nourrir sortir (cinéma, restau, bar, boîte de…

…C’est pour toutes ces raisons que Châtellerault ne sera plus jamais « une ville qui bouge »… Un élément important aussi, qui a fait que Châtellerault ne sera plus aussi dynamique… C’est la fermeture de l’école de gendarmerie… Et je ne parle pas non plus de la crise de 2008 qui a touché la ville de plein fouet….

C’est eux qui le disent et l’écrivent…Plus de 46 commentaires et quelques partages …

Un florilège de remarques parmi bien d’autres !

Et si nous regardions ailleurs, pour trouver une autre réponse ?

D’abord une explication économique ; un principe fondamental : Le revenu !

Le revenu d’une personne ou d’un agent économique désigne « l’ensemble des droits sur les ressources disponibles qui lui sont attribués au cours d’une période donnée sans prélèvement sur son patrimoine » !

Année 2013 – Insee – Cliquer pour agrandir

Et si nous étions au cœur du débat ?

Mais pour dépenser dans les commerces, bars, restaurants et boîtes de nuit, de Châtellerault,  il faut du cash, issu des revenus de chacun …

Mais quels sont les revenus des châtelleraudais ?

Une information qui n’est pas anodine ici dans le cadre d’un débat sur le devenir économique de Châtellerault alors que des chambardements se préparent au niveau fiscal des individus et des finances des collectivités territoriales …D’autant que la population a eu tendance, ces dernières années, à privilégier le péri-urbain aux villes …

Or quand la ressource devient rare tout devient plus compliqué …

Boulevard de Blossac – Cliquer pour agrandir

 

A Châtellerault: Près de la Grande Allée

«Késako» ?

C’était au printemps …Il est passé en coup de vent ; il a voulu se remémoriser des lieux qu’il connaissait pourtant parfaitement bien, et ce depuis qu’il portait des culottes courtes, puisqu’il fréquentait l’école tout à côté, mais surtout, il tenait à plonger son âme dans les événements du « passé », en 1944, à l’orée de la forêt, en côtoyant les lieux du passé, avant de faire chauffer sa plume d’écrivain  – châtelleraudais –  pour transcrire un beau texte, empreint de tous les sentiments qu’il avait enfoui dans son cœur …Puisque son « devoir de mémoire » était aussi pour l’un des siens qui connut une mésaventure – un autre meurtre inutile – tout aussi dramatique !

Je n’ai pas eu à chercher longtemps ; pas moi qui l’a écrit mais lui …

Il est allé repérer les lieux de la stèle de Camille Audinet, dans la forêt domaniale de Châtellerault !

Presque trop « fastoche » comme jeu de piste. Après avoir garé la voiture au bout de la Grande Allée, j’ai emprunté l’un des sentiers perpendiculaires à celle-ci, avec l’entêtante mélodie de The Forest des Cure entre les deux oreilles – « I hear her voice… » -, puis d’instinct j’ai longé le bruit continuel de l’autoroute A10 – « … calling my name… »

Continuer la lecture de « A Châtellerault: Près de la Grande Allée »