L’ivresse de mes vacances

Manger, Boire du Cahors et bien rire …

Oui, cela se passe à l’Auberge Beauville, un restaurant sis à Espédaillac, d’ailleurs le seul, puisqu’il n’y en a pas d’autres …des commerces non plus.

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Référencé élogieusement dans les guides gastronomiques, « Le Routard », « Le Petit Futé » , « Lefoonding.com », sans compter bien d’articles dans la presse et les « Posts » du monde du Web. En pays lotois, il est plus que connu le chef marmiton, de « l’Auberge Beauville », que j’ai toujours, depuis mon premier repas, baptisée, il y a sept ans, « La mangeoire d’Espédaillac » étant donné, que c’est ma cantine du mois de septembre. Et monsieur  Stéphane Rossignol, le patron, ne manque jamais de me le rappeler : oh ! vous, la mangeoire … me sert – sa cuisine du terroir – toujours avec sa gentillesse coutumière.

Jusqu’à là rien d’anormal, un cadre classique en termes de restauration, pourrait-on dire.

Mais dans cette auberge, il y a des marques ou des traces que vous ne trouverez pas ailleurs, et qui font un peu plus que sa marque de fabrique « Made chez Nous ».

En premier lieu, la table de référence au quotidien ; une tablée se constitue tous les jours, été comme hiver, qu’il vente, pleuve ou sous le cagnard lotois, dans la salle de restauration, à l’intérieur, que les clients, en  terrasse, ne voient pas du tout mais peuvent parfois entendre quelques voix et surtout fréquents rires …

Ces convives, tous horizons confondus, discutent allègrement de la pluie – rarement – et du beau temps – la plupart du temps – et bien souvent le « patron » ne manque pas, entre deux assiettes de coq au vin, d’apporter, depuis les fourneaux à côté, son grain de sel – et de poivre – aux conversations – toujours bouillonnantes – de cette « sainte tablée » –  ce qui est une donnée immuable du cadre de l’auberge – et de l’aubergiste – sans que cela provoque l’impatience des clients attablés dehors puisque, l’autre pilier de la maison, dame Bernadette, pas l’autre ex-première dame présidentielle, mais « la serveuse attitrée », veille au bon ordonnancement des plats à servir sur les tables en terrasse.

Et on ne parle jamais assez des obscurs qui contribuent aux réussites …

Ce cagnard lotois – et les parlotes – ne peut que donner envie de boire !

Là l’aubergiste – pardon le tavernier – vous offre son vin de Cahors sélectionné …

Et quelle sélection mon dieu ! C’est le deuxième pilier de la maison !

_ch14472Son vin porte sur l’étiquette la devise de la maison : Ça bouchonne en ville … Ça débouchonne à Beauville ! De quoi inciter les automobilistes (et clients du restaurant d’Espédaillac) à prendre du bon temps pour se restaurer dans la bonne humeur, au risque de contrarier, après coup, la marée chaussée locale, en vous invitant à laisser couler modérément ce vin du terroir, le Cahors !

De quoi vous garantir simultanément le plaisir et la bonne humeur, une denrée qui se raréfie, surtout ensemble …

Mais jamais deux sans trois !

Puisqu’il y a encore une autre marque très typique ; la troisième.

Si vous vous hasardez à levez les yeux au ciel, dans la terrasse de « l’Auberge Beauville », en arrivant ou en partant, vous découvrirez, que les gouttières ou les gargouilles de la « Mangeoire d’Espédaillac » ne ressemblent pas du tout aux autres et encore moins à celles des autres restaurants qu’ils soient étoilés ou non …

Ici dans cette auberge l’humour remplace les étoiles ; une autre façon de nous bercer dans la joie et le bonheur…

Regardons en hauteur ces gouttières où les masques austères des gargouilles du moyen âge sont remplacés par des personnages clownesques comme si l’on n’avait pas assez ri à l’Auberge Beauville…à l’intérieur de la salle de restauration, avant de reprendre le volant et affronter les bouchons citadins.

Je crains de vous avoir contraint à lire ces quelques lignes sans pour autant parlé gastronomie, et je vous comprends, parce que pour moi, au point de vue gastronomique, la messe est dite : l’assiette et le vin sont bons ; alors, je ne veux pas me prendre la tête dans des explications fort compliquées des recettes de cuisine – hors de mes compétences – puisque, incapable de cuisiner le moindre mets, donc inutile d’écrire cuisine en piètre cuistot, et laisser au « Rossignol d’Espédaillac », le soin de me régaler à sa table.

Merci l’aubergiste…et à  très bientôt !

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