Émotion des photographies

Si j’ose qualifier cette photo banale, je risque devoir affronter de torrents de remarques, sur les réseaux sociaux, certainement peu amènes pour ne pas dire autre chose de plus dur à lire ou entendre, du fait d’accoler cet adjectif à la photographie portant les couleurs du drapeau national, de plus en période de gloire au football, au-dessus des arcades du pont Henri IV, le chef d’œuvre châtelleraudais du patrimoine.

Si la photo me séduit elle ne m’emporte pas dans le bonheur rare de mes bons souvenirs photographiques, j’ai connu plus captivant d’autant qu’elle fut à cet instant-là presque une formalité, comme un jeu de déclencheur photographique.

C’est ainsi parfois avec la photographie.

Je me suis laissé bien souvent laissé porter par la narration entourant la genèse de célèbres photographies qui ont fait le tour du monde, pas les miennes bien sûr, et cela même si j’ai l’occasion de parcourir plus que des continents, et constater que toutes ces photos culte ont été des « heureux » concours de circonstance.

Cela prouve que la modestie doit présider la création.

Une photo qui n’a pas connu des heures numériques sous la pression des retouches Adobe Photoshop ni Lightroom ni encore moins GIMP, et autres composants dont certains usent et abusent à des exercices photographiques qui me révulsent puisque je ne suis pas encore passé au tiroir-caisse des commandes en mode achat ou abonnement mensuel.

La photo je la veux nue et naturelle…Avec le souci qu’elle soit bien graduée à la prise de vue avec mon cœur derrière le viseur …

Ou mieux fixer une vision venue de l’inspiration ou l’expression de l’émotion.

J’attendais, comme bien de châtelleraudais, le début de la féerie sur les rives de la Vienne, et le temps se faisait long à mon impatience chronique, que le responsable des effets lumière ou éclairagiste principal de la soirée se donnait aux essayages comme une costumière préparant les tenues de la vedette principale, le pont Henri IV. Un coup de violet par-ci, un coup de rayon laser bleu, puis blanc, etc, … et moi, de mon côté, je préparais mes réglages quand cette vision est tombée sur un déclencheur en activité réflexe pour se faire la main avant le concours général…

Une vision qui ne se reproduisit plus durant la soirée mais qui restât dans ma mémoire c’est pour cela que je peux le raconter, et dans la carte mémoire aussi, c’est pour cela qu’elle refait surface au-dessus des eaux de la Vienne.

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