Derrière la fenêtre ou derrière la photo ?

Sa remarque était simple : On aperçoit le photographe !

Puis elle complétait : Était-ce la grille qui est devant le photographe ou le photographe qui est derrière la grille ?

Derrière la fenêtre ou bien derrière la photographie ? 

Il fallait que ce soit elle, Natalie Mouret (1), philosophe,  et écrivaine, pour poser ainsi la question, au regard de la photo !

Philosophe, se décrit-elle, <l’humanisme est mon cheval de bataille, car je crois en l’Homme bon et ne m’appuie que sur cette pensée socratique selon laquelle «Nul n’est méchant volontairement», seule la méconnaissance invite à la méchanceté. Comment en vouloir à l’ignorant ?>

Elle qui ne comprenait pas tout à fait le mystère du photographe derrière la fenêtre ou bien les manigances du photographe derrière la photographie ?

Était-elle ignorante de la photographie et ne voulait pas devenir involontairement méchante ?

Heureux de cette prise photographique qui porte une petite histoire.

D’abord vous donner la réponse parce que malgré votre esprit philosophique, je note une certaine impatience. Tout simplement, la clef de l’énigme réside là : Le photographe est devant la grille, c’est indéniable et c’est bien moi et pas quelqu’un d’autre, pour éviter toute ambiguïté et exclure aussi un éventuel plagiaire, puis derrière la grille il y a une fenêtre, mais attention, le photographe demeure toujours devant la grille en fer – le temps des réglages – par contre la fenêtre comporte des vitres qui recueillent partiellement le reflet ou l’ombre du photographe. En arrière plan, il y a  pièce qui donne sur un jardin où on accède apparemment  par une porte qui était ouverte à ce moment là, et  produisant ainsi un effet surprenant donnant au contexte une  dimension supplémentaire de volume comme si nous étions en 3D…J’ai constaté cela dans un deuxième temps. Au départ je ne l’avais pas remarqué !

Certains disent que la photographie est une expression artistique…

Je me suis trouvé au départ devant mon reflet dans la vitre puis petit à petit en cherchant à améliorer mon cadrage pour éviter les reflets indésirables et les rayons matinaux du soleil, j’ai fini par avoir devant mon objectif cette banale image qui se recouvrait au final d’un charme certain qui me dépassait un petit peu, comme si j’avais été emporté par les circonstances indépendamment de moi-même  …

Je traînais dans les ruelles de la citadelle de Chauvigny et sans chercher quoi que ce soit, je me suis retrouvé avec ce cliché dans les bras, autant dire une expression photographique au feeling comme on dit dans les rues …Un Regard perdu pour une Image sortant quelque peu du cadre conventionnel des ruines et des vielles pierres.

Pour découvrir Natalie Mouret : https://www.thebookedition.com/fr/18750_natalie-mouret

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.