Le 8 M du Moyen âge !

Cela devrait la St Valentin tous les jours, et en particulier pour les femmes…

Rappel d’un ancien Post publié pour la St Valentin…

Alors que les femmes espagnoles ont donné le la pour la fête qu’elles appellent, au-delà de Pyrénées, le 8 M  ! une façon de dire autrement le 8 mars journée (fête) de la femme…

A l’occasion de la St Valentin, j’ai ressorti un vieux Post de ce blog, pour marquer cette date, qui n’est pas trop la mienne, parce aimer, implique que l’amour donné soit le même durant les 365 jours de l’année et même un de plus, pour les années bissextiles …En faisant référence à ma lecture de la vie « amoureuse » du sieur Araldus, version romanesque du « premier » vicomte de la cité de Châtellerault, un ouvrage de David Pascaud, châtelleraudais qui a grandi, du côté de l’école Jean Zay

Cela devrait la St Valentin toutes les semaines, et en particulier pour les femmes…

Il faut, pour nous les hommes, avoir le courage de le dire, parce que ces derniers temps, les « faits divers » ont mis les hommes en fâcheuse posture devant tant de comportements inappropriés, envers celles qui peuvent donner la vie !

L’auteur de cet ouvrage, David Pascaud, a eu la délicatesse, et c’est plus qu’un cadeau, en réponse libre apportée dans la rubrique des commentaires du blog,  en me communiquant ses notes personnelles  sur le « chapitre » Gersinde, la compagne, épouse et mère de enfants d’Araldus, presque notre premier bourgmestre, comme s’il m’avait confié un secret intimiste d’écrivain …

Quoi de plus précieux, pour un lecteur de rentrer vraiment dans les entrailles de l’oeuvre littéraire.

Cela devrait la St Valentin toute l’année, et en particulier pour les femmes…

Mais en les lisant, je n’ai m’empêcher de vous les faire partager, quitte à le décevoir, de cette brutale transparence, parce qu’elles portent un témoignage sublime du rôle de la femme dans la vie, que nous avons avons bien souvent, nous les hommes, propension à négliger, oublier, ou ne pas prendre en considération.  

Quelle femme ne serait pas heureuse de lire ces mots !

(Suite… Cliquer pour continuer la lecture)

Toutes les mères, et leurs filles, et aussi leurs petites filles, une fois devenues aussi mères, se délecteront par ces mots écrits de la main d’un écrivain châtelleraudais mais avant tout, d’un homme … 

Je laisse la plume de David Pascaud, le dire avec beaucoup de sensibilité – la sienne sincère – comme ses écrits !

« Les femmes sont muettes. Ce roman masculin n’est pas le leur. L’histoire de l’humanité n’a jamais été leur histoire. L’histoire n’est qu’une succession de présents aux erreurs répétées. Les fracas sempiternels du monde haussent les hommes, et les fauchent aussi vite, broyant leur vanité. L’avenir, il est dans le ventre de ces taiseuses, de ces soumises. Tout se joue dans ces masures que les mâles dominent de leur indifférence, où des murmures, des gestes, des regards qu’elles seules perçoivent assurent la pérennité de l’espèce. Dans le cercle féminin, il y a la certitude d’un lendemain. »

Autour de St Romain à Châtellerault

Ces mots, ceux de l’écrivain, résonnent dans ma tête, comme un écho lointain des tam-tams africains appelant au rassemblement des villageois, parce qu’ils me rappellent les paroles de mon amie Mariama Sadou, féministe africaine qui ne manquait pas une occasion de me dire, là-bas dans les sables du Sahel, non loin d’Agadès, dans des termes moins choisis, à peu près la même chose.

Un flash-back qui a réveillé en moi tant de nostalgies de cette période là, qui ne reviendra plus jamais. Et pour elle, c’était plus schématique comme formulation, mais tout aussi vrai puisque l’idée était la même : « Nous les femmes, sommes la source de la vie, et nous pouvons tout »  … disait-elle régulièrement pour que ce ne soit pas oublié. C’était l’enseigne – ou le slogan – de la coopérative féminine qu’elle présidait.

Elle défendait la cause des femmes en les regroupant au sein de structures associatives, pour qu’elle puissent mieux affronter les contraintes économiques auxquelles elles étaient confrontées,  et moi, je devais lui apporter le support de la coopération technique, à savoir, les compétences techniques et la ressource budgétaire…Mais il était important d’écouter sa parole !

 

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