C’était en décembre !

C’est toujours en décembre !

L’envie de marcher dans la cité, dans la fraîcheur, peu importe que ce soit du soir ou du matin, en laissant la tête découverte pour affronter les rigueurs de l’hiver qui est déjà là – mon automne coloré des feuilles n’est plus autour du Lac de la forêt parce qu’elles ne sont plus accrochées aux arbres. Pour ne penser à rien en déambulant de manière solitaire, sans même la compagnie de l’ombre portée, dans la cité qui forcément est déserte vu le temps régnant et le créneau horaire choisi bien qu’il ne l’ait pas été ni pour cette déambulation hivernale 2017 ni encore moins pour celle qui fut de l’année antérieure.

Traîner dans les rues de la cité de Châtellerault, autour du pont Henri IV ou du square Gambetta, deux lieux superbes et carrefours des circulations urbaines pédestres ou motorisées…

C’était en décembre 2016

Enjamber la Vienne – c’était en décembre 2016, un souvenir presque oublié mais revenu en surface brutalement par les photographies – en empruntant le pont Henri IV, l’icône par excellence de la ville. Décoré de lumières pour rappeler que ce sont les fêtes, même si ces lumières – de décoration –paraissent avoir un goût de déjà vu mais elles prennent une luminosité que la légère brume ou brouillard en fin de soirée rendent superbes. Ainsi de même pour les reflets d’autres lumières – éclairages publics des rues adjacentes – de l’autre côté de la rivière, et portées avec délicatesse par ses eaux sombres, et quelque peu ténébreuses ; un ensemble qui montre toute sa splendeur et tristesse par le silence de la nuit bientôt envahissante.

Les mois passent et font tourner les pages du calendrier grégorien …

C’était aussi en décembre 2017

Square Gambetta à Châtellerault

Toujours ce brouillard matinal de décembre 2017, qui rend la cité imperceptible, et le square Gambetta insaisissable, mais il faut surmonter la crainte naturelle innée de ce décor pour traverser cet arc de pierre posé au milieu du parc comme un défi à affronter les ténèbres de la ville ! Seuls, les lumières des éclairages publics, permettent de guider le promeneur matinal parmi ces ombres de la ville. Le cadre est seulement altéré par les balayages fréquents des faisceaux lumineux des automobiles qui dessinent des arabesques jaunâtres autour du Jet d’Eau qui n’a plus matière à se faire remarquer de crainte que ses particules d’eau demeurent pétrifiées en l’air …Simple supputation inutile …

 

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