L’eau à Châtellerault !

David Pascaud, a bien voulu confier ces quelques lignes, avec un copier-coller autorisé, ce qui m’aura permis de relever une fois de plus avec cet extrait, de son ouvrage Araldus, le rôle primordial, de l’eau dans l’histoire du développement de la vie et de l’humanité …Et aussi celle de Châtellerault !

L’Ozon se jette dans la Vienne

L’auteur châtelleraudais a choisi cette photo parmi les images du blog pour illustrer son texte. Une photo que j’affectionne beaucoup, simple et sans chichis, empreinte de douceur et de tendresse…Elle a été prise à l’automne 2016, à proximité du Chillou, là où le petit Ozon se fait avaler par la grande Vienne.

L’eau, source de vie ! 

Avec l’eau à portée de la main tout devint possible pour l’homme !

« L’eau purifie tout. Son corps comme son âme. À une centaine de mètres en aval, le haut du donjon perce le voile formé par la cime des arbres et se profile dans l’azur du ciel. Mais Araldus oublie toutes ses références terrestres, il ne fait qu’un avec la rivière. Le printemps arrive comme une fête pour des organismes fatigués, recroquevillés trop longtemps sous les astreintes hivernales. Les corps dénudés peuvent s’ébattre librement dans l’ondée claire, d’une fraîcheur enfin tonifiante.

Araldus frotte la paume de sa main contre toutes les parties de son corps nu, jubilant tel un enfant heureux, seul au monde, à l’abri du regard des humains et des dieux punisseurs. Seuls quelques esprits sylvestres et bienveillants errent sur la berge. De l’autre main, à l’aide d’un racloir en bois, il chasse les mauvaises sudations, les puces et les peaux mortes accumulées en plusieurs mois de froidures et d’obscurité. Puis, se bouchant chaque narine l’une après l’autre, il expurge encore de la vieille salissure. Il songe avec délectation à ces crasses emportées par le courant purificateur. Ses anciennes douleurs ne sont plus, il ressent d’exquises sensations effleurer son épiderme puis pénétrer tout son être. Il lui semble, à chaque inspiration, qu’il peut gonfler ses poumons de tout l’air de la Création. Le corps respire par tous les pores, tous les orifices, et la pensée s’allège, le sentiment de bien-être s’harmonise avec celui de la puissance. »

Dans le roman, Araldus est le « sire des quatre rivières du nord ». Sur moins de 5 kilomètres, trois cours d’eau – le Clain, l’Ozon, l’Envigne – sont les affluents de la rivière Vienne qui, elle, se jette dans la Loire beaucoup plus au nord. Le territoire qui s’organise autour de ‘castrum Araldi’ se révèle donc être un bassin hydrographique non négligeable où une population s’était installée bien avant le Xe s. Le sire Araldus n’agit pas dans un no man’s land mais sur des terres d’occupation ancienne quoique dispersée comme le prouvent la toponymie gallo-romaine de nombreux lieux actuels (en -é et -ay) et la présence de Vetus Pictavis (Vieux-Poitiers), déjà en ruine à l’époque d’Araldus.

Un petit bouquet d’images autour de ces trois points d’eau, vus par le blogueur !

 

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